*Suite de la lecture de plans historiques de la Rive-Gauche du Rhône.à Lyon mentionnant Montchat.

kt 1786 bertrand BVL AML

 "Le Nouveau Plan Géométral de la Ville, Fauxbourgs et Banlieue de Lyon, où sont représentées les sinuosités des rues, des places, des quais, rivières, ponts, les emplacements des abbayes dressé par Bertrand, 1785/6"

est présenté Est/Ouest (l'orient étant en bas, le couchant en haut), échelle 1/3700°.

 

kt 1786 bertrant montchat4

 Montchat se trouve donc tout en bas, au milieu. Ce plan nous renseigne sur 2 points pour le moment :

-les chemins dessinés par Mornand sont exacts (voir billet précédent)

-Montchat est occupé par des Feuillants… La maison forte est indiquée "château des Feuillants". Or :

"Le 14 mai 1682, devant Maître Louis Rougeault, notaire, Jean Basset vendit so domaine aux Révérends Pères de la Congrégation de Notre-Dame des Feuillants qui n'eurent que des déboires pour la culture de la vigne, sur un terrain maigre, formé d'alluvions et de sable, sans résultat pécuniaire satisfaisant pour payer même l'intérêt des sommes engagées." pp34 Montchat, Lyon-3°, un Ancien Lieu-dit de la Rive-Gauche du Rhône de G.Bazin éd.1956

L'auteur de la carte a donc un siècle de retard, ou ?? On identifiait peut-être encore le domaine comme celui des Feuillants, comme une référence… 

L'état du dit plan n'est pas suffisant pour qu'on lise la légende dans la version photographiée qu'en présente la Bibliothèque Municipale de Lyon. Plusieurs bâtiments ont une cote. Si quelqu'un veut prêter ses yeux pour examiner l'original = cote Fonds Général, Ms. 6887, ce serait une bonne idée…

 

"Ce plan présente Lyon et ses faubourgs, mais seule la partie de ces derniers est intéressante, car la partie intra-muros n'apporte rien à la topographie connue. Dans les faubourgs, Bertrand place de façon précise les plus importantes des constructions particulières ; elles sont toutes cotées. Ces cotes regroupées dans les tableaux situés tout autour du plan donnent la correspondance avec le nom du propriétaire. De ce fait, on a pu penser que le plan de Bertrand avait une justification fiscale, mais rien ne permet de l'affirmer." texte de présentation du plan par les Archives Municipales de Lyon - planche 14 Forma Urbis - AML